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Un appui important de la population pour ce projet de vie de quartier

Projet de transformation de l’Église Saint-Alphonse D’Youville


Villeray, le 28 juin 2018


Une soirée d’information s’est tenue mardi soir dernier dans la majestueuse Église Saint-Alphonse D’Youville. Organisée par le comité d’appui au projet de transformation, l’assemblée aura permis aux 130 citoyens de prendre connaissance du dossier complet et d'échanger pendant plus de 2 heures avec Jean-François Brunet, voisin immédiat et promoteur de ce projet structurant pour le quartier.


Monsieur Brunet a présenté aux gens sa vision de la transformation de l’Église, transformation qui ne peut se comparer à toutes celles vécues au Québec au cours des dernières années compte tenu de l’immensité des lieux dépassant les 40 000 pi2. « C’est 10 à 15 fois plus grand que toute église transformée ces dernières années. Le défi, c’est d’occuper l’entièreté du bâtiment basé sur un principe d’utilités mixtes («mixed use»). Nous avons tenu un sondage l’automne dernier auprès de 400 résidants du quartier. Ça nous a permis d’identifier différents plateaux de services qui viendront bonifier le milieu de vie des arrondissements Villeray et Ahuntsic tout en gardant intact cette architecture riche et unique qui témoigne de notre histoire » explique le promoteur.


Une salle de spectacle, un espace de travail partagé,

un café, et une terrasse extérieure


Le projet présenté par Jean-François Brunet viendra offrir aux gens du quartier une salle de spectacle de 400 places assises, un espace de travail partagé et un café. De plus, le promoteur propose l’aménagement en parc linéaire des trois terrains actuellement laissés en friche. « Je suis prêt à m’asseoir avec la ville et les propriétaires des terrains visés pour y aménager une aire de repos et de rassemblement pour les familles, comme était à l’origine le perron de l’église » propose le promoteur.


Des échanges enrichissants


Cette assemblée fut l’occasion pour les citoyens de soulever au promoteur certaines inquiétudes légitimes dans l’élaboration d’un projet d’une telle envergure, comme le bruit, le stationnement et les tracas causés par les travaux de construction. Sur ce dernier point, le promoteur insiste sur le fait qu’à part la réfection de la toiture que ce dernier souhaite réaliser au complet et au début du processus, il y aura peu de travaux majeurs et incommodants pour la population environnante.


En ce qui a trait au niveau sonore généré les soirs de spectacles, il entend évidemment se conformer au règlement RCA17-14002 qui prévoit que le bâtiment soit aménagé et insonorisé de façon à ce qu’aucun bruit perturbateur ne soit perceptible dans un lieu habité. « Le niveau de bruit généré par le boulevard Métropolitain est déjà supérieur à ce que générera la salle de spectacle », indique Monsieur Brunet.


En ce qui a trait aux places de stationnements, les travaux de réparations de la structure du boulevard Métropolitain, entrepris récemment par le Ministère des Transports, seront terminés et les places de stationnements sous le pont seront à nouveau disponibles lorsque la salle de spectacle sera inaugurée. De plus, des discussions seront entamées avec la FTQ et d’autres propriétaires de stationnements afin de compléter l’offre au besoin. Par ailleurs, le promoteur rappelle qu’il s’agit d’abord et avant tout d’un équipement local, pour les gens du quartier. De plus, une station de Métro située tout près permet un accès par transport collectif.


Un différend avec la direction du développement

du territoire de l’arrondissement


Questionnés par certains citoyens sur le fait qu’à part les candidats du Parti Québécois dans Maurice-Richard, Monsieur Frédéric Lapointe et de la CAQ dans Laurier-Dorion, Monsieur Simon Langelier aucun représentant politique municipal de l’arrondissement n’était présent à l’assemblée, Monsieur Brunet a confirmé que toutes les formations politiques ont été invitées au niveau provincial. Ce fut le cas également pour la conseillère du quartier, madame Rosannie Filato. « Madame Filato connaît bien le dossier et nous a accordé son appui dès la première rencontre. Par contre, un différend majeur nous opposant à la direction du développement du territoire de l’arrondissement au sujet de la réfection de la toiture explique peut-être le fait qu’elle n’ait pas répondu à notre invitation ce soir » explique le promoteur.


La toiture de l’Église est en fin de vie. Un rapport d’inspection daté du 16 juillet 2013 avait déjà identifié plusieurs déficiences de la toiture. Depuis 2013, la toiture s’est détériorée rendant ainsi impossible l’obtention d’un financement d’une institution financière sans procéder à la réparation complète de la toiture. Fabriquée en cuivre il y a 75 ans, il couterait au promoteur plus de 1,5 million pour une restauration complète de la toiture dans son matériau d’origine alors que l’utilisation de l’acier couterait une fraction du prix. Malgré ces contraintes incontournables pour l’avenir du projet, l’avis préliminaire produit par l’arrondissement exige du promoteur une évaluation de l’ensemble de la toiture ainsi qu’une estimation des coûts pour chacune des solutions malgré le fait qu’elles ne pourront jamais être envisagées.


Monsieur Brunet a expliqué que lors d’une rencontre, tenue vendredi dernier avec la conseillère Filato et le chef de division de la direction du développement du territoire, ce dernier a clairement indiqué que jamais l’arrondissement n’allait faire une recommandation positive au CCU pour autre chose que du cuivre. « On me demande d’investir des millions de dollars dans l’aménagement intérieur de l’église sous un toit qui devra être restaurée en cuivre à mesure que les problèmes apparaitront au lieu de refaire immédiatement et en entier la toiture dans un matériau qui ne compromet en aucun temps la possibilité de le refaire en cuivre dans une vingtaine d’années. Mon financement avec Desjardins est conditionnel à une réparation complète de la toiture et la logique parle d’elle-même » a expliqué le promoteur.


Mise en place du comité d’appui au projet


Monsieur Brunet ayant fait preuve de transparence depuis le début du processus, les citoyens présents ont offert spontanément leur aide afin de voir se réaliser le projet. Certains d’entre eux ont signifié leur intention de communiquer avec l’arrondissement afin d’obtenir des éclaircissements. Il a aussi été proposé de créer officiellement un comité d’appui en sollicitant la participation des quelque 300 signataires de la lettre d’appui au projet. Ainsi, par la voie du site web saintalphonse.com et de la page Facebook, les citoyens pourront faire valoir leur point de vue et apporter des solutions et suggestions visant la réalisation du projet et par conséquent, le sauvetage de ce bâtiment unique.


Rappelons que l’Église, dessinée par l’architecte Louis Napoleon et construite de 1929 à 1931 par les Rédemptoristes, appartient actuellement à l’entreprise Liguori inc., propriété du Groupe Immobilier Van Houtte. Le promoteur Jean-François Brunet a déposé une offre d’achat dans le but de réaliser un projet basé sur un principe d’utilités mixtes («mixed use») et compte sur la synergie de ses différentes activités pour créer un milieu de vie, un achalandage et assurer une rentabilité à l’immeuble. Le défi est de faire cohabiter chacune de ces dernières. L’offre d’achat a déjà fait l’objet de deux prolongations.



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Source : Jean-François Brunet


Ligne média : (450) 575-8044

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